Circuit patrimonial de Plaisance

 

Conception et recherches : Claire Leblanc

Photographies : Paul Simon et Patrimoine et Chutes de Plaisance, à moins d’indications contraires.

 

Cette page vous propose un circuit du patrimoine de la municipalité de Plaisance, berceau de la Seigneurie de la Petite-Nation. Des éléments du patrimoine de Plaisance y seront ajoutés de temps à autre.

On pense que la cloche devait servir à informer les passagers du prochain départ du traversier. L’un des fils de Berlinguette

Le 197, rue Principale (la maison du traversier)

 

Cette charmante maison en pierre est l’une des plus anciennes de Plaisance.

 

Il s’agit d’une maison à toit mansardé à deux versants, que l’on nomme également « maison à pignon mansardé », dont la forme est d’influence américaine. La partie supérieure du toit, le terrasson, surplombe les courbes délicates du brisis percé par les lucarnes de la résidence. Construite vers 1850 par Louis Thomas Berlinguette, qui acquiert le terrain de Bazile Sabourin, la résidence remplace deux vieilles maisons de bois (maintenant disparues). Ce qui la rend particulièrement intéressante dans la région de la Petite-Nation, c’est que Louis Thomas choisit la pierre plutôt que le bois pour sa demeure. Pourtant, un moulin à scie existait tout près à l’époque de sa construction et la grande majorité des maisons étaient faites de madriers.

 

Berlinguette était-il habile en maçonnerie? Mystère. Il n’en reste pas

moins que la résidence sert de toit à la seconde épouse de Louis Thomas, Marcelline Lahaie, du Canton de Lochaber, et à leur famille. Le pont n’existant pas à l’époque, Berlinguette opère un traversier qui relaie les

deux berges de la rivière Petite-Nation formant à cet endroit la Baie Noire, dont sa demeure a une vue prenante. On pense que la cloche devait servir

à informer les passagers du prochain départ du traversier. L’un des fils de Berlinguette, Louis, fera partie des Canadiens de Montréal et verra son équipe remporter la coupe Stanley pour la première fois de son histoire en 1915-1916. La maison du traversier, vendue à Eusèbe Charbonneau, puis revendue à Félix Lalande en 1872, fait partie du patrimoine de la famille Lalande depuis quatre générations.

 

Pont ferroviaire

Le présent pont ferroviaire à Plaisance, reconstruit en 1923, longe la route 148 à l’ouest du village, enjambant la rivière de la Petite-Nation.

En 1877, le chemin de fer Montreal, Ottawa and Occidental Railway Company, entre en service. L’établissement de la gare North Nation Mills permet à l’agglomération de se développer rapidement.

Située au nord de la voie ferrée la première gare fut détruite par un incendie en 1900. La station se nomme North Nation Mills et Pierre Auclair est le premier chef de gare.

 

À cette époque ce hameau faisait partie de la paroisse Sainte-Angélique.

En 1900, la municipalité de paroisse du Cœur-Très-Pur-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie-de-Plaisance fut constituée lors de son détachement de la municipalité de paroisse de Sainte-Angélique.

 

 

 

Pont de Plaisance, extrémité ouest du village de Plaisance

Pont des chutes du moulin, sur la rivière Petite-Nation, à Plaisance

Signé le 28 décembre 1865, un contrat de donation notarié engage Joseph-Benjamin-Nicolas Papineau à remettre au gouvernement fédéral un terrain pour la construction d’un pont enjambant la rivière Petite-Nation dans la paroisse Ste-Angélique. Une certaine lisière de terrain à l’ouest de la rivière, prise sur le lot 12 de la Baie Noire, recevra les abouts du pont que le gouvernement se propose d’ériger pendant l’hiver 1865-1866. Ce pont doit remplacer la traverse Berlinguette, du nom de son propriétaire Louis Thomas Berlinguette, nommée « Berlinguette Ferry » dans les documents officiels de l’époque.

 

 

Les approches de ce pont furent commencées à l’automne 1952 et la construction du pont proprement dit débuta en juin 1953. Pour se terminer à l’automne. Ce nouveau pont remplace un vieux pont (pont North Nation Mills) qui s’était écroulé quelques années auparavant. Les travaux furent exécutés en régie vers le mois de septembre.

 

Il s’agit d’un pont de 150 pieds de longueur comprenant deux travées de

60 pieds formées de poutres en acier supportant une dalle en béton armé et reposant sur substruction en béton armé. La voie carrossable a une largeur de 20 pieds.

 

Source : Rapport général du ministre des Travaux publics de la province de Québec pour l’année finissant le 31 mars 1954

 

 

Presbytère du Cœur-Très-Pur-de-Marie de Plaisance

L’intérêt patrimonial de l’ancien presbytère est lié à sa valeur historique et architecturale. Le bâtiment a été construit en 1901. C’est l’abbé Jean-Baptiste Bazinet, premier curé de la paroisse, qui fût le premier à l’occuper. Le presbytère a logé les curés successifs de la paroisse du Cœur-Très-Pur-de-Marie de Plaisance durant la majeure partie du XXe siècle. Le presbytère a changé de vocation au début des années 1990. Il a été pris en charge par la Corporation North Nation Mills Inc. et a été recyclé en centre d’interprétation du patrimoine. Le bâtiment a fait l’objet d’importants travaux de restauration et d’agrandissement entre 1992 et 1994. Les travaux ont été faits dans les règles de l’art, respectant admirablement l’intégrité architecturale du bâtiment. L’ancien presbytère est l’un des rares bâtiments de la rue Principale de Plaisance dont l’intégrité architecturale a été préservée. Le bâtiment, de style Second empire, très en vogue au Québec entre les années 1880 et 1920, est caractérisé par un toit mansardé à quatre versants et par une galerie couverte d’un auvent. La symétrie des ouvertures contribue à l’équilibre de la façade. Les murs extérieurs du corps principal portent leur revêtement d’origine en briques rouges. Le corps secondaire du bâtiment, construit dans les années 1990, est parfaitement intégré au bâtiment d’origine. La toiture en tôle à la canadienne et l’auvent de la galerie, en tôle à baguettes, ont été restaurés impeccablement. Finalement, les éléments décoratifs en bois de la galerie : poteaux tournés, aisseliers chantournés, lambrequins à fuseaux; contribuent grandement à l’intérêt architectural de l’ancien presbytère. L’attribution d’un statut juridique de protection, la citation, en 2015, permet de mieux protéger et mettre en valeur ce bien patrimonial.

 

 

 

L’Église Cœur-Très-Pur-de-Marie (218, rue Principale)

L’église a été construite en 1901 selon les plans de l’architecte J.-H Rouleau, mais son histoire débute en 1900 lorsque William Thompson, écuyer et marchand de Thurso, cède le terrain à l’Œuvre et Fabrique de la paroisse du Cœur-Très-Pur-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie pour la somme de 226 dollars, dont cent dollars sont gracieusement offerts par ledit Thompson.

 

Au moment de son érection canonique, c’est l’abbé Jean-Baptiste Bazinet qui est le curé de la paroisse alors nommée Cœur-Très-Pur-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Plaisance, mais ce nom a été revu en 1987, année où l’appellation Cœur-Très-Pur-de-Marie a été officialisée.

 

L’église est de plan rectangulaire, avec chœur en saillie et abside à pans coupés. Les murs extérieurs sont revêtus de briques rouges et le revêtement de la toiture est en tôle. À l’origine, la façade de l’église ne comportait pas de porche; cet élément pratique a été ajouté au cours des années 1950.

 

Intégré harmonieusement au corps principal de l’église, et revêtu de la même brique rouge, le porche se présente comme un avant-corps au bâtiment. Une croix et un coq de conception artisanale dominent la flèche du clocher tandis que les clochetons latéraux sont coiffés d’un fleuron en fer blanc. Le profil du clocher, symbole identitaire important, apparaît sur les armoiries de la municipalité.

 

Depuis plus de cent ans déjà, les citoyens de Plaisance fréquentent cette église lors des messes hebdomadaires, ils y célèbrent des baptêmes, des mariages et des funérailles, donc des moments très importants et marquants pour l’ensemble de la communauté.

 

 

Cimetière de la paroisse catholique romaine du Cœur-Très-Pur-de-Marie de Plaisance

Le cimetière : un patrimoine religieux et un héritage à préserver et à valoriser.

 

Le terrain sur lequel est Implanté le cimetière est un don de la W.C. Edwards Company Limited de Rockland,  ayant aussi un bureau au North Nation Mills. La donation est  passée le 26 octobre 1901.

 

L’intérêt patrimonial du cimetière de Plaisance est lié à sa valeur historique et à sa valeur ethnologique. Il s’agit d’un cimetière jardin, forme typique des cimetières catholiques anciens du Québec. Aménagé en 1901, ce cimetière présente une allée centrale menant à un calvaire, implanté au centre du site vers 1935. Les sépultures et les pierres tombales sont alignées symétriquement de part et d’autres de cette allée centrale.  Au fond,

une chapelle construite en 2009. Une clôture de fer forgé ( implanté

entre 1952-1959 par le ministre Roméo Lorrain) entoure le cimetière.

 

 

 

 

Calvaire de la montée Chartrand

Croix de la côte Saint-François

Croix de chemin du chemin des Cascades

Les croix de chemin

 

Les croix de chemin symbolisent l’appartenance à la foi chrétienne. Au début du siècle dernier, plusieurs rangs possédaient leur croix de chemin.

 

Monument religieux de tradition catholique, ce calvaire est constitué d'une hampe et d'une traverse en métal portant une sculpture représentant le Christ crucifié en poussière de pierre. La croix prend appui sur un socle en béton. La croix est située sur la montée Chartrand angle chemin de la Grande Presqu’Île, en milieu rural, dans la municipalité de Plaisance.

Ce bien est cité immeuble patrimonial depuis 1992.

Croix située au 365, rue Principale, à l’intersection de la montée Saint-François. Cette croix date de 1940. En fer forgé, spécifique aux croix de chemin sur le territoire de la municipalité de Plaisance. L’axe de bois, peint en blanc, fixé au point de jonction de la hampe et de la traverse. Ce bien est cité immeuble patrimonial depuis 2015.

Croix de chemin toute simple composée d’une hampe et d’une traverse en bois, peintes en blanc, portant une plus petite croix, peinte en bleu, au point de jonction de la hampe et de la traverse, portant l’inscription INRI. Une clôture en bois et un aménagement paysagé ajoutent au décor. La croix est éclairée. Localisée à proximité de la montée Papineau à proximité du 366, chemin des Cascades. Cité immeuble patrimoniale depuis 2015.